Traffic manager : quel est son rôle ?
Découvrez le métier de traffic manager.
Aline Cordier Simonneau 3 min de lecture 
Sommaire

Les métiers du marketing digital ne cessent de se diversifier et de se spécialiser. Le traffic manager, responsable de l’acquisition de trafic qualifié sur les sites Internet, en est un bon exemple. De plus en plus courtisé par les entreprises, comment travaille-t-il ? Explorons ce métier.
Traffic manager : définition
L’objectif du traffic manager est d’obtenir davantage de visiteurs qualifiés (« leads » ou prospects, clients) sur des sites Internet pour optimiser le taux de conversion.
Il est également appelé « responsable de l’acquisition » en français. Le traffic manager peut exercer en entreprise, en agence de marketing digital ou en indépendant.
Les principales missions du traffic manager
Le traffic manager est chargé de différentes missions :
- L’élaboration de la stratégie d’acquisition de trafic pour son employeur ou client, en lien avec la stratégie commerciale de l’entreprise.
- Le déploiement des campagnes d’acquisition définies en fonction du budget alloué.
- Le tracking des liens (via un « tag » ou code de suivi) des publicités mises en place pour suivre les résultats obtenus.
- La génération de rapports d’analyse des résultats des campagnes pour en évaluer l’efficacité et procéder, si nécessaire, à des améliorations.
Les principaux leviers d’acquisition de trafic
Le traffic manager est responsable des différents leviers ou canaux d’acquisition en ligne, par exemple :
- Le SEO (« Search Engine Optimization ») ou référencement naturel : consiste à optimiser un site Internet (via un travail sur les mots-clés, notamment) pour le positionner dans les premiers résultats des moteurs de recherche (sur la fameuse « SERP » de Google, par exemple).
- Le SEA (« Search Engine Advertising ») ou référencement payant : payer un moteur de recherche pour améliorer sa place dans la liste des résultats.
- Le SMO (« Social Media Optimization ») ou optimisation sur les médias sociaux : étendre sa présence et son influence sur les réseaux sociaux pour atteindre une audience ciblée.
- Le « display marketing » ou « display advertising » : mettre en place des bannières publicitaires, par exemple.
- Etc.
La réussite des campagnes de marketing digital est souvent liée à l’utilisation combinée et pertinente des différents canaux d’acquisition. Tout l’enjeu est de savoir dans quels cas utiliser quels leviers et de manière complémentaire.
Le traffic manager doit savoir analyser de manière quantitative et qualitative l’efficacité des différentes campagnes qu’il met en place, en vue de les optimiser, et mettre en place de nouveaux leviers d’acquisition si nécessaire.
Quels sont les outils et les indicateurs du traffic manager ?
Il doit donc maîtriser les outils de webanalytics (Google Analytics ou Matomo sont les plus connus), qui font partie de son quotidien, et savoir analyser différents indicateurs, par exemple :
- Taux de conversion : ratio entre le nombre de personnes ayant réalisé une action (un achat, par exemple) suite à la campagne de marketing digital et le nombre de personnes touchées par la campagne.
- Coût d’acquisition : montant moyen dépensé pour obtenir un nouveau lead ou client.
- Retour sur investissement d’une campagne de marketing digital.
- Etc.
Le traffic manager exerce donc une fonction stratégique en marketing digital, assurant l’interface avec les équipes commerciales et les équipes chargées de la communication de l’entreprise. Il se fait en quelque sorte le trait d’union entre l’entreprise et les (futurs) clients, mais il peut en réalité travailler dans tout type de structure, à partir du moment où celle-ci souhaite développer sa présence en ligne et atteindre des objectifs marketing.


