L’économiste technique, c’est l’équivalent — pour votre infrastructure numérique — de l’économiste de la construction sur un chantier de bâtiment : quelqu’un dont le métier consiste à traquer chaque poste de dépense, à comparer les hypothèses, à challenger les devis et à proposer des arbitrages chiffrés. Pas pour rogner sur la qualité, pas pour licencier, pas pour brader. Pour faire en sorte que chaque euro investi serve réellement à quelque chose.
Sur un projet technique, les coûts dérapent rarement d’un coup. Ils dérapent par petites couches successives : une instance de plus oubliée en production, un SaaS pris pour un POC et jamais résilié, un sur-dimensionnement « par sécurité » au lancement et jamais réajusté, un contrat cloud sans engagement alors que la charge est devenue prévisible, une sous-traitance facturée en jour-homme sans pilotage des livrables. Cumulé sur deux ou trois ans, cela représente facilement 20 à 40 % du budget technique annuel.
Comment on collabore
Tout commence par un état des lieux objectif. Nous récupérons l’accès en lecture seule à vos comptes cloud (AWS, Scaleway, OVHcloud, GCP, Azure), à vos outils de facturation SaaS, à la liste de vos contrats de prestation et à vos exports comptables sur les douze derniers mois. Le but : reconstituer la carte complète de vos coûts techniques, poste par poste, et la confronter à votre activité réelle (trafic, volume de données, nombre d’utilisateurs, etc.).
Cette première phase de diagnostic dure en général 2 à 3 semaines. Elle se conclut par une réunion de restitution avec votre direction et votre équipe technique : nous y présentons la cartographie des dépenses, les anomalies détectées et une estimation chiffrée du potentiel d’économies. À ce stade, vous savez précisément combien vous pouvez économiser et sur quoi — vous décidez ensuite d’aller plus loin ou non.
Ce qu’on construit ensemble
Si vous décidez de poursuivre, nous bâtissons un plan d’action chiffré et priorisé. Chaque chantier est classé selon trois critères : montant estimé d’économies annuelles, effort de mise en œuvre, et risque opérationnel. Cette matrice permet de séparer les quick wins — à exécuter dans le mois — des transformations plus structurelles, comme le passage de certaines briques sur du serverless ou la mutualisation d’environnements de pré-production.
Une partie significative du gain vient souvent de la renégociation contractuelle : engagement pluri-annuel sur le cloud contre remise, réajustement du nombre de sièges SaaS, sortie de licences inutilisées, mise en concurrence des prestataires sur des périmètres devenus récurrents. Nous préparons les dossiers de négociation et, si vous le souhaitez, nous participons aux échanges avec les fournisseurs.
Notre approche partenaire
Nous ne sommes pas un cabinet d’achats. Notre métier de partenaire technique nous donne la légitimité pour challenger un devis cloud ou un contrat SaaS sur le fond, pas seulement sur le prix : est-ce que l’architecture sous-jacente est justifiée, est-ce que la solution choisie est la bonne, est-ce qu’une alternative open source ou mutualisée existe. Cette double lecture — technique et économique — fait la valeur de la mission.
Nous attachons aussi beaucoup d’importance à laisser votre équipe en position de pilote. Le plan d’économies est conçu pour être exécutable par vos équipes internes ; les tableaux de bord FinOps que nous mettons en place sont les vôtres ; les méthodes de revue mensuelle des coûts deviennent un réflexe interne plutôt qu’une dépendance à notre cabinet.
Pas de conflit d’intérêts
Nous ne revendons aucun outil, aucune licence, aucun cloud. Nous ne percevons aucune commission de la part des fournisseurs vers lesquels nous orienterions un client. Cette indépendance est la condition d’un conseil qui sert vraiment vos intérêts. Lorsque nous recommandons une migration ou un changement de fournisseur, c’est parce que les chiffres et les besoins le justifient — pas parce qu’un partenaire nous a sollicités.
Et après le plan d’économies
Les économies les plus visibles arrivent dans les six premiers mois. Les plus durables se construisent sur la longueur, à travers une discipline FinOps mensuelle : revue des nouveaux coûts, validation des engagements, contrôle des dérives. Nous proposons un format d’accompagnement léger sur douze mois — généralement une demi-journée par mois — pour ancrer cette discipline et arbitrer les nouveaux chantiers au fil de l’eau. L’objectif n’est pas de vous garder dépendants ; c’est de transformer une optimisation ponctuelle en hygiène permanente.