Aller au contenu principal

Mieux concevoir le code pour limiter son impact sur l’environnement

Découvrez les liens entre la manière de coder et son impact sur l'environnement.

Aline Cordier Simonneau 2 min de lecture
Illustration : Mieux concevoir le code pour limiter son impact sur l’environnement
Certaines pratiques permettent d'écrire un code informatique moins gourmand en énergie.
Sommaire
    Écouter cet article

    S’il est encore assez méconnu car invisible, l’impact du code informatique sur l’environnement est pourtant bien réel. Ce n’est pas tant le code lui-même qui est en cause, mais plutôt la manière dont il est écrit. Certaines manières de coder sont par exemple surchargées de lignes inutiles et trop gourmandes en énergie. De bonnes pratiques existent pour améliorer son code et réduire son impact sur l’environnement. Posons les bases de cette problématique.

    Comment le code informatique peut-il avoir un impact sur l’environnement ?

    Nous n’en avons pas forcément conscience, mais les différentes actions que nous réalisons en utilisant le numérique (réaliser des achats en ligne, se servir un objet connecté, naviguer sur une application, etc.) utilisent un site Internet et/ou un logiciel informatique pour fonctionner, et donc du code. Les instructions contenues dans le code sont lues par le processeur de la machine utilisée.

    Il existe différentes manières d’écrire du code (des plus concises aux plus étoffées), et la manière donc le code a été écrit est importante. Si le code est mal conçu ou trop chargé, il utilisera beaucoup de ressources (celles de l’ordinateur ou du smartphone, par exemple). Dans le cas d’un ordinateur, le processeur prendra davantage de temps et donc d’énergie pour faire fonctionner le logiciel. Cela peut altérer la durée de vie ou la batterie de la machine, ou encore son d’autonomie.

    Comment coder pour moins polluer ?

    L’essor de l’Internet des objets (IoT) et l’immixtion du numérique dans la vie quotidienne rendent cette question de la consommation d’énergie de plus en plus prégnante. L’une des solutions à apporter est donc d’utiliser de nouvelles manières de coder, plus sobres.

    Il est aujourd’hui possible d’optimiser son code pour influencer la quantité d’énergie nécessaire au fonctionnement d’un logiciel. Certains préconisent de repérer les parties où le code surconsomme pour les réduire, quand d’autres recommandent aux développeurs de supprimer les fonctionnalités inutiles contenues dans les lignes de code plutôt que d’optimiser un code existant. Ces différentes actions peuvent d’ailleurs être réalisées en parallèle. Ces pratiques ont un nom : on parle de « green code ».

    Une prise de conscience environnementale ou économique ?

    Cette prise en conscience de l’impact environnemental du code n’en est pour le moment qu’à ses débuts. La recherche d’un code « mieux conçu » est avant tout aujourd’hui portée par des considérations d’ordre économique.

    Exemple : si un site Internet « e-commerce » est mal codé et utilise trop de ressources pour fonctionner, le PC ou la tablette va « ramer ». L’internaute se décourage et finalise son achat sur un site concurrent.

    Une application ou un site Internet bien conçus et correctement codés sont bénéfiques pour tous, utilisateurs, entreprises et environnement.

    Au-delà du code, c’est tout l’écosystème du numérique qui s’interroge sur les manières de réduire son impact sur l’environnement et de favoriser la « sobriété numérique » : allongement de la durée de vie du matériel informatique, recyclage, utilisation du WiFi plutôt que de la 5G pour visionner des vidéos, etc.

    Partager