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Méthode

Notre méthode de vérification des éléments de sécurité

Les contrôles de sécurité que nous menons systématiquement : dépendances, secrets, en-têtes, accès, sauvegardes — pour livrer des produits robustes, pas seulement fonctionnels.

La sécurité n’est pas une option qu’on ajoute à la fin, ni un document qu’on range dans un tiroir. C’est une discipline de vérification continue, faite de contrôles concrets, répétés, et intégrés au quotidien du développement. Voici les vérifications que nous menons systématiquement sur les produits que nous construisons et opérons — pour qu’ils soient robustes, et pas seulement fonctionnels.

Protéger ce qu’on a d’abord recensé

On ne sécurise bien que ce qu’on a pris la peine de cartographier. La première étape consiste donc à lister la surface d’attaque : quelles pages sont publiques, quelles API sont exposées, quels formulaires acceptent des données, quelles bibliothèques tierces sont embarquées, qui dispose d’accès administrateur. Cette photographie, souvent éclairante, révèle des expositions qu’on avait oubliées.

Les dépendances : la porte d’entrée la plus fréquente

Un logiciel moderne ne s’écrit pas seul : il s’appuie sur des dizaines, parfois des centaines de bibliothèques tierces. Chacune est un point d’entrée potentiel si elle porte une faille connue. Nous vérifions donc automatiquement, dans notre chaîne CI/CD, qu’aucune dépendance vulnérable ne se glisse dans le projet — et nous les tenons à jour. C’est l’un des contrôles au meilleur rapport effort/protection qui soit.

Secrets, chiffrement et configuration

Un mot de passe, une clé d’API ou un token oublié dans le code — ou pire, dans l’historique Git — est une faille béante. Nous traquons systématiquement ces secrets et veillons à ce qu’ils soient stockés à part, jamais versionnés. Nous imposons HTTPS partout (le chiffrement des échanges) et posons les bons en-têtes de sécurité HTTP, ces réglages discrets qui réduisent fortement la surface d’attaque d’un site.

Sur ce sujet, beaucoup de bonnes pratiques relèvent d’abord de l’hygiène numérique, que nous avons détaillée dans nos articles cybersécurité des TPE-PME et comment créer un mot de passe fort.

Le moindre privilège, partout

Plus un accès est large, plus il est dangereux s’il est compromis. Nous appliquons le principe du moindre privilège : chaque personne, chaque service ne dispose que des droits strictement nécessaires à sa tâche. Sur les accès critiques, l’authentification à deux facteurs est la règle. C’est aussi ce qui rend une infrastructure cloud réellement défendable.

Une sauvegarde non testée n’existe pas

C’est sans doute notre conviction la plus forte sur le sujet : une sauvegarde qu’on n’a jamais restaurée n’est pas une sauvegarde, c’est un pari. Trop d’organisations découvrent le jour de l’incident que leurs sauvegardes étaient incomplètes, corrompues ou impossibles à restaurer. Nous testons donc régulièrement la restauration réelle des données — un point que nous avons développé dans tester ses sauvegardes de données régulièrement.

Documenter et savoir réagir

Enfin, nous consignons les contrôles effectués et préparons la conduite à tenir en cas d’incident : qui prévenir, quoi isoler, comment communiquer. Anticiper ces gestes à froid évite la panique et les erreurs le jour où un problème survient.

Cette méthode irrigue notre audit technique, où la sécurité tient une place centrale, et nous l’avons appliquée sur des produits exigeants — d’un SaaS juridique manipulant des contrats à des plateformes financières — comme dans nos accompagnements de 321Founded ou de Caneva. La sécurité, chez nous, n’est pas un chapitre : c’est une habitude.

Pas à pas

Les étapes de la méthode.

  1. 1

    Cartographier la surface d'attaque

    On commence par lister ce qui est exposé : pages publiques, API, formulaires, dépendances tierces, accès administrateurs. On ne peut protéger que ce qu'on a recensé.

  2. 2

    Contrôler les dépendances

    Un projet moderne repose sur des dizaines de bibliothèques tierces. On vérifie automatiquement qu'aucune ne porte de vulnérabilité connue, et on les tient à jour — c'est l'une des portes d'entrée les plus exploitées.

  3. 3

    Traquer les secrets et durcir la configuration

    On s'assure qu'aucun mot de passe, clé d'API ou token ne traîne dans le code ou l'historique Git. On active HTTPS partout et on pose les bons en-têtes de sécurité HTTP.

  4. 4

    Cadrer les accès

    Chaque personne et chaque service n'a accès qu'à ce dont il a besoin (principe du moindre privilège). On active l'authentification à deux facteurs sur les accès critiques.

  5. 5

    Tester les sauvegardes

    Une sauvegarde qu'on n'a jamais restaurée n'est pas une sauvegarde, c'est une hypothèse. On vérifie régulièrement qu'une restauration fonctionne réellement.

  6. 6

    Documenter et réagir

    On consigne les contrôles et on prépare la conduite à tenir en cas d'incident : qui prévenir, quoi isoler, comment communiquer. Anticiper évite la panique le jour J.

La preuve

Cette méthode en action.

Audit technique

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Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus souvent.

Faites-vous des tests d'intrusion (pentest) ?

Notre méthode couvre la vérification systématique des éléments de sécurité tout au long du développement : dépendances, secrets, configuration, accès, sauvegardes. Pour un test d'intrusion approfondi et indépendant, nous travaillons avec des spécialistes dédiés — la sécurité offensive est un métier à part entière, et l'indépendance du testeur en fait la valeur.

La sécurité, ça se fait à la fin du projet ?

Non, c'est même l'erreur classique. La sécurité intégrée dès le départ — dans la conception, le code et la chaîne de déploiement — coûte infiniment moins cher que la sécurité ajoutée en catastrophe après un incident. Nous l'intégrons à notre CI/CD pour qu'elle soit vérifiée en continu.

On est une petite structure, sommes-nous vraiment une cible ?

Oui, et plus qu'on ne le croit. Les attaques les plus courantes sont automatisées et ne visent personne en particulier : elles balaient le web à la recherche de failles faciles. Une TPE mal protégée est une cible plus facile qu'un grand groupe — c'est précisément ce qui en fait une cible.

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