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Formation professionnelle

Transmettre, aussi : tech, orthographe et sécurité en ligne dans les écoles du Finistère Sud

On nous connaît pour coder des sites et des applications. Mais il y a un autre versant de notre métier, plus discret et tout aussi important : enseigner. En école, en université, auprès des jeunes — le code, l'orthographe et l'usage raisonné d'Internet. Petit tour de ce volet « transmission » de notre activité, bien ancré en Finistère Sud.

Photo de David Patiashvili David Patiashvili 6 min de lecture
Logo officiel du Projet Voltaire — « Adieu les fautes d'orthographe ! »
Solène Guével est coach officiellement référencée par le Projet Voltaire.
Sommaire

    Quand on parle de ChallengeMyProject, on pense d’abord à des sites, des applications, des produits numériques qu’on imagine et qu’on construit. C’est vrai. Mais il existe un autre versant de notre métier, plus discret, qui nous tient tout autant à cœur : transmettre.

    Parce qu’une agence, ce n’est pas seulement une équipe qui code dans son coin. C’est aussi des gens qui passent du temps en salle de classe, devant des étudiants ou des collégiens, à expliquer comment marche tout ça — et comment s’en servir sans se faire avoir. Voici ce volet-là de notre activité, solidement ancré là où nous vivons : le Finistère Sud.

    Apprendre à fabriquer le web, pas seulement à l’utiliser

    Premier pilier : la tech. J’interviens régulièrement dans des cursus techniques — écoles, formations supérieures — pour enseigner le développement web et, plus largement, la manière de penser un projet numérique. Pas seulement la syntaxe d’un langage, mais le raisonnement : comment on découpe un problème, comment on structure un projet, comment une idée devient un produit qui tient debout.

    Ce qui m’anime, ce n’est pas de réciter un cours. C’est ce moment où un étudiant cesse de subir la technique pour commencer à la fabriquer — où il comprend qu’il n’est pas condamné à être un simple utilisateur d’outils décidés ailleurs, mais qu’il peut en devenir l’auteur. Transmettre ce basculement, du côté de ceux qui construisent, c’est un privilège.

    L’orthographe : la compétence qu’on n’apprend plus assez

    Deuxième pilier, et il surprend souvent quand on parle d’une agence tech : l’orthographe et l’expression écrite. C’est le territoire de Solène Guével, notre directrice générale et co-fondatrice, qui porte en parallèle Objectif Sans Fautes — son activité de coaching à l’écrit, basée à Quimper et déployée dans tout le Finistère Sud, en présentiel.

    Son credo tient en une phrase : maîtriser l’écrit, c’est gagner en crédibilité. Et elle insiste sur une nuance qui change tout : un cours transmet de l’information, un coaching vise l’automatisme. On ne retient pas une règle de grammaire en l’écoutant une fois ; on l’ancre en la pratiquant. C’est cette approche — écrits professionnels, remise à niveau, préparation au Certificat Voltaire — qu’elle déploie aussi auprès des écoles et des universités, en complément des cursus.

    Et ce n’est pas un titre qu’elle s’attribue toute seule : Solène est coach officiellement référencée par le Projet Voltaire, la référence française de la remise à niveau en orthographe et du Certificat Voltaire. Concrètement, cela veut dire qu’elle s’appuie sur une méthode reconnue et qu’elle prépare ses élèves à une certification que les employeurs savent lire sur un CV. Pour des étudiants qui s’apprêtent à entrer sur le marché du travail, c’est un atout très concret.

    Pourquoi est-ce que ça compte autant pour nous, qui faisons de la tech ? Parce que dans la vie professionnelle, on écrit en permanence : un e-mail mal tourné, un rapport truffé de fautes, et c’est toute la crédibilité d’un travail par ailleurs excellent qui s’effondre. Le code et l’orthographe ne sont pas deux mondes opposés — ce sont deux littératies de la même époque.

    Internet sans crainte : protéger ceux qui grandissent connectés

    Troisième pilier : la sensibilisation au numérique des plus jeunes. Je suis ambassadeur Internet Sans Crainte, le programme national de prévention et d’éducation au numérique opéré depuis plus de dix ans par Tralalere, dans le cadre du Safer Internet.

    L’idée est simple et urgente : les enfants et les adolescents grandissent aujourd’hui dans le numérique, mais personne ne leur a appris à y marcher. Réseaux sociaux, cyberharcèlement, vie privée, désinformation, écrans : ce sont des sujets qu’on ne peut plus laisser au hasard des découvertes individuelles. Aller en parler avec eux — sans les sermonner, sans diaboliser, en leur donnant des clés pour décider par eux-mêmes — fait partie des interventions que j’ai le plus à cœur.

    C’est le prolongement naturel des deux premiers piliers : on apprend à construire le web, on apprend à bien y écrire, et on apprend à y naviguer en sécurité. Construire, s’exprimer, se protéger.

    Pourquoi une agence fait ça

    On pourrait nous demander : pourquoi consacrer du temps à enseigner, alors qu’une agence a déjà fort à faire avec ses projets clients ?

    Trois raisons, honnêtes. D’abord parce qu’on aime ça — il y a une joie particulière à voir quelqu’un comprendre quelque chose pour la première fois. Ensuite parce que c’est utile à notre territoire : nous sommes une entreprise bretonne, attachée au Finistère Sud, et faire monter en compétence les jeunes d’ici, c’est aussi préparer le tissu économique de demain. Enfin parce que transmettre nous rend meilleurs : rien ne force à clarifier sa pensée comme le fait d’expliquer un sujet à quelqu’un qui le découvre.

    Une agence digne de ce nom ne se contente pas de livrer du code. Elle partage ce qu’elle sait. Coder, écrire juste, naviguer sans crainte : ce sont, à nos yeux, trois manières d’aider chacun à reprendre la main sur le numérique plutôt que de le subir.

    Et si vous portez un projet d’intervention — en école, en université, ou auprès d’un public à sensibiliser — sur l’un de ces trois volets, parlons-en : c’est exactement le genre de sollicitation qui nous fait dire oui.

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