Aller au contenu principal
Culture numérique

Pourquoi et comment faire de la veille sur Internet ?

Réalisez une veille informationnelle sur Internet pour améliorer vos prises de décisions stratégiques.

Aline Cordier Simonneau 4 min de lecture
Illustration : Pourquoi et comment faire de la veille sur Internet ?
Différents outils existent pour effectuer et organiser sa veille sur Internet.
Sommaire
    Écouter cet article

    « Faire de la veille en continu sur Internet, c’est essentiel » : voilà un conseil que vous avez probablement entendu plus d’une fois, en formation ou ailleurs. Qu’est-ce qu’une veille au juste ? Quelles informations peut-on surveiller sur Internet et avec quels outils ? Passons en revue les différents types de veille et leurs objectifs.

    Qu’est-ce que la veille sur Internet ?

    Veille sur Internet : définition

    Effectuer une veille sur Internet consiste tout simplement à collecter des contenus et à « surveiller » les informations relatives à une entreprise, un secteur d’activité, une personne, un projet, etc. Il est possible de le faire sur n’importe quel sujet, encore faut-il définir les informations que l’on souhaite obtenir, les mots-clés que l’on souhaite surveiller et utiliser des outils pertinents.

    La veille et ses objectifs

    Pour une entreprise, effectuer une veille peut répondre à plusieurs objectifs :

    • Améliorer le processus de décision grâce à une meilleure connaissance de l’environnement (dans ses différentes composantes),
    • Enrichir sa connaissance d’un secteur pour anticiper ses évolutions et ses opportunités,
    • Rester à jour de l’actualité juridique pour éviter les contentieux,
    • Etc.

    Quel que soit le type d’informations recherchées, effectuer une veille sur Internet permet de détecter d’éventuelles opportunités, de mieux identifier et anticiper les risques… et d’utiliser ces informations pour prendre des décisions stratégiques.

    Les différents types de veille et leurs enjeux

    • Veille sectorielle : surveiller un secteur d’activité pour mieux comprendre ses évolutions.
    • Veille commerciale : étudier les besoins des clients, suivre leurs habitudes de consommation, comprendre les prospects ou encore suivre les fournisseurs et partenaires.
    • Veille concurrentielle : surveiller l’activité de ses pairs et concurrents (leurs actualités, leurs produits, leurs stratégies de communication et marketing, etc.).
    • Veille juridique et réglementaire : s’informer sur les évolutions législatives et réglementaires en cours et à venir.
    • Veille d’image / e-réputation : surveiller les informations publiées au sujet d’une marque, d’une entreprise, d’une personnalité…
    • Veille technologique : s’informer sur les évolutions techniques pour exploiter les innovations (indispensable dans le domaine du développement informatique, par exemple).

    Le champ de la veille est en réalité infini. Chaque entreprise et chaque personne construisent leur propre veille sur mesure en fonction de leurs besoins et de leurs objectifs. Un graphiste indépendant va par exemple développer une veille créative, quand un cabinet comptable va suivre de près l’actualité financière.

    Quels outils de veille informationnelle utiliser ?

    Il n’est évidemment pas possible de réaliser l’ensemble de sa veille manuellement. L’enjeu est d’automatiser ce qui peut l’être, grâce à différents outils. En voici quelques-uns.

    Les alertes Google (Google Alerts)

    Très populaires, les alertes Google sont clairement incontournables pour mener une veille sur Internet puisqu’elles permettent d’être prévenu dès qu’une nouvelle page web apparaît dans Google (le moteur de recherche le plus utilisé au monde) au sujet d’un mot-clé donné.

    L’utilisateur peut restreindre sa veille à certains types de contenus et paramétrer la fréquence d’envoi de ses alertes (à chaque nouveau contenu correspondant au mot-clé recherché, une fois par jour, une fois par semaine, etc.).

    Flipboard : un exemple d’agrégateur de contenus

    Comment fonctionne Flipboard ? Il permet de suivre des thématiques ciblées et de regrouper les sujets sur lesquels on souhaite effectuer une veille. L’outil propose à l’utilisateur différents articles sur les sujets suivis, et lui laisse la possibilité d’organiser ses contenus, et évidemment d’ajouter de nouveaux sujets / thématiques.

    Diverses fonctionnalités permettent de personnaliser sa veille : suivre des hashtags, être prévenu lors de la publication d’une nouvelle vidéo YouTube sur un compte auquel on est abonné, sauvegarder des articles pour les lire plus tard, partager des contenus sur les réseaux sociaux, etc. Le petit plus ? Flipboard permet de s’abonner à d’autres membres (à la manière d’un réseau social) pour suivre des personnes partageant des centres d’intérêt similaires aux siens.

    Autres outils du même genre : Netvibes (agrégateur de contenus), Feedly (agrégateur de flux RSS).

    Les alertes lors de la publication d’un nouvel article et les newsletters

    Certains blogs et sites Internet proposent d’être notifiés automatiquement par e-mail lors de chaque publication d’un nouvel article. Avantage : vous êtes sûr de ne louper aucune publication. Inconvénient : si le site en question est très actif, votre boîte e-mail risque d’être surchargée. Dans certains cas, différents articles peuvent être rassemblés dans un même e-mail, qui prendra alors plutôt la forme d’une newsletter.

    Les réseaux sociaux

    Impossible de réaliser une veille sur Internet en faisant l’impasse sur les réseaux sociaux. S’abonner à des comptes pertinents pour son activité (ou pour son plaisir, d’ailleurs), suivre des hashtags, surveiller sa réputation sur les réseaux sociaux… font partie de ce que l’on appelle le « social media listening ».


    La veille est souvent présentée comme une activité stratégique et un outil à destination des entreprises, mais les particuliers ont tout intérêt eux aussi à faire leur propre veille, à s’intéresser à ce qui se dit d’eux sur Internet et sur les réseaux sociaux (e-réputation), à effectuer une veille métier, à suivre l’évolution de leur secteur professionnel, etc. D’autre part, ils peuvent suivre leur empreinte numérique pour vérifier qu’aucune information personnelle (et qu’ils n’ont pas souhaité partager) ne figure dans les résultats d’un moteur de recherche. Si c’est le cas, il est possible de demander un déréférencement des contenus ou un effacement de données.

    Partager