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Lexique · gouvernance

Mandat social

Aussi appelé : mandats sociaux, mandataire social, mandataires sociaux.

Fonction confiée à une personne pour diriger ou administrer une société, en vertu de la loi ou des statuts. Le mandataire social n'est pas un salarié : ni lien de subordination, ni contrat de travail, ni protection du droit du travail.

Le mandat social est la fonction par laquelle une personne représente ou administre une société : président, directeur général, gérant, administrateur, membre du conseil de surveillance. Il naît d'une nomination — par les statuts, l'assemblée ou l'organe compétent — et non d'un contrat de travail.

Trois différences avec le salariat en découlent, et elles sont structurantes. Pas de lien de subordination : le mandataire social n'a pas de supérieur hiérarchique au sens du droit du travail, il exerce une fonction plutôt qu'il n'exécute des instructions. Une révocation propre : dans une société anonyme, l'administrateur est révocable ad nutum, à tout moment, sans motif, préavis ni indemnité — règle d'ordre public. Une rémunération décidée : elle est votée par l'organe compétent et peut évoluer sans l'accord de l'intéressé.

Ces trois points ne sont pas des pièges : ce sont les contreparties normales d'une fonction de direction ou d'administration. Ils expliquent en revanche pourquoi accepter un mandat n'a rien d'un simple engagement contractuel, et pourquoi il faut lire les statuts avant de signer plutôt qu'après.

Le mandataire social répond civilement des infractions aux dispositions légales, des violations des statuts et des fautes de gestion. En cas de liquidation judiciaire faisant apparaître une insuffisance d'actif, une action peut viser les dirigeants de droit ou de fait dont la faute de gestion y a contribué. La notion de faute de gestion n'exige aucune malveillance : laisser se poursuivre une activité déficitaire sans réagir ou approuver des comptes qu'on n'a pas lus suffit à alimenter le débat.

Cumul avec un contrat de travail. Il est possible mais encadré : il suppose des fonctions techniques réellement distinctes de celles du mandat, effectivement exercées, rémunérées séparément et accomplies dans un lien de subordination caractérisé. Le contentieux naît presque toujours du même endroit — un contrat de travail fictif ou une distinction de fonctions purement formelle. En cas de requalification, c'est le contrat de travail qui disparaît.

Dernier réflexe utile avant d'accepter : vérifier l'existence d'une assurance responsabilité civile des mandataires sociaux, son extension aux administrateurs non dirigeants, et l'existence d'une garantie subséquente — la responsabilité pouvant être recherchée des années après la fin du mandat.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un mandat social ?

La fonction confiée à une personne pour représenter ou administrer une société, en vertu de la loi ou des statuts : président, directeur général, gérant, administrateur, membre du conseil de surveillance. Elle découle d'une nomination et non d'un contrat de travail, ce qui change le régime applicable à la rémunération, à la révocation et à la responsabilité.

Quelle différence entre mandat social et contrat de travail ?

L'absence de lien de subordination. Un salarié exécute des instructions dans un cadre hiérarchique et bénéficie du droit du travail ; un mandataire social exerce une fonction de direction ou d'administration, sans supérieur hiérarchique au sens du droit du travail, et sans la protection qui s'y attache. Sa révocation peut intervenir sans préavis ni indemnité selon la forme sociale.

Un mandataire social peut-il aussi être salarié ?

Le cumul est possible sous conditions strictes : des fonctions techniques réellement distinctes de celles du mandat, effectivement exercées, rémunérées séparément, et accomplies dans un lien de subordination caractérisé. Les conditions varient selon la forme sociale et la nature du mandat. Un contrat de travail fictif ou une distinction purement formelle expose à une requalification.

Quelle est la responsabilité d'un mandataire social ?

Il répond civilement des infractions aux dispositions légales, des violations des statuts et des fautes de gestion commises dans l'exercice de son mandat, le cas échéant solidairement avec les autres mandataires ayant concouru à la même faute. En cas de liquidation judiciaire révélant une insuffisance d'actif, une action peut être engagée contre les dirigeants de droit ou de fait.